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Ma lecture rentre dans le cadre du club vendredilecture :

CLVL-Ami-2018

 

Résumé : Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Critique : J'ai eu parfois des difficutyés à lire ce livre parfois un peu compliqué mas j'ai vraiment beaucoup aimé. Une découverte sur beaucoup de choses, l'ecrivain décrit ses 6 mois seuls et il nous fait voyager dans cette nature sauvage mais également à travers les saisons. En parsemant le livre de critique sur la société d'aujourd'hui et de philosophie. J'ai eu parfois l'impression d'être avec lui dans cette petite cabane au bord du lac Baïkal. Le seul souci de ce livre c'est l'alcool ingurgité, ça m'a quand même choqué.

J'ai pris 2 phrases dans ce livre :

"La décroissance ne constituera jamais une option politique. Pour l'appliquer, il faudrait un despote éclairé. Quel gouverneur aurait le courage d'imposer pareille cure à sa population ? Comment convertirait-il une masse à la vertu ascèse ? Convaincre des milliards de Chinois, d'Indiens et d'Européens qu'il vaut mieux lire Sénèque qu'engloutir des cheesbrurges ? L'utopie décroissante : un recours poétique pour individus désireux de se confronter aux principes de la diététique."

"- Offrir des fleurs aux femmes est une hérésie. Les fleurs sont des sexes obscènes, elles symbolisent l'éphèmère et l'infidélité, elles s'ecartèlent sur le bords des chemins, s'offrent à tous les vents, à la trompe des insectes, aux nuages de graines, aux dents des bêtes; on les foule, on les cueille, on y plonge le nez. A la femme qu'on aime il faudrait offrir des pierres, des fossiles, du gneiss, enfin une de ces choses qui dure éternellement et survivent à la flétrissure."

Pour la deuxième phrase, ceux qui me connaissent comprendront...